- Caban
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De son nom arabe «qaba», les Bédouins du désert sont les premiers à le porter. Puis au XVIIIème siècle, pour éviter de prendre l’eau, les navigateurs européens se mettent à porter ce vêtement taillé dans un drap de laine très épais appelé caban.
Son col large leur recouvrait entièrement la nuque tandis que le double boutonnage ventral et les poches poitrine où ils pouvaient facilement glisser les mains les protégeaient du vent et du froid. À mesure que le caban se répand dans la société, le motif des boutons formant une ancre disparaît.
Le caban est aujourd’hui un essentiel mode du dressing masculin.
- Cachemire
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Le cachemire est issu de la toison d’hiver d’une petite chèvre de la région du même nom, située entre l’Inde, le Pakistan et la Chine. La laine longue, soyeuse et extrêmement fine de cette chèvre en fait sa qualité et son renom.
Collecté au printemps, ce duvet est traditionnellement blanchi avec une préparation de farine de riz avant d’être lavé et tissé. La province du cachemire travaille cette laine depuis le premier millénaire avant JC.
- Capucin
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La patte capucin désigne la bande de tissu permettant de renforcer l’ouverture du bas de la manche, près du poignet.
- Cardigan
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Le cardigan est un gilet à boutons, généralement en laine. Ses origines remonteraient au début du XIXème siècle, au Pays de Galles, lorsque le comte de Cardigan, se sentant à l’étroit dans son pull-over, l’aurait fendu à l’aide de son sabre.
- Caviar
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Désigne une armure (mode d’entrecroisement des fils) dont les fils de trame et les fils de chaîne dessinent un motif rappelant les grains de caviar.
- Chevron
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Désigne une armure (mode d’entrecroisement des fils) dont les fils de chaîne et les fils de trame se croisent de manière à dessiner des côtes
en V.
- Club
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Le motif club de la cravate est originaire d’Angleterre et date du milieu du XIXème siècle. A cette époque, les clubs de sport utilisaient leurs « couleurs » sur leurs drapeau, blazer, casquettes et cravates.
Nous pouvons citer pour exemple les rayures rouges, vertes et blanches du « Free Foresters Cricket Club ».
Les régiments avaient le même usage et déployaient ainsi également leurs couleurs sur leur cravate. Les rayures rouges et bleues de la « Brigade of Guards » en sont une illustration célèbre. Ce motif à rayure eut particulièrement de succès après la 1ère guerre mondiale car les soldats aimaient montrer qu’ils avaient combattus.
Si initialement cravates clubs et cravates de régiment étaient différentiées, il est d’usage aujourd’hui de parler de motif club pour toutes les cravates à larges rayures diagonales contrastées.
- Col de chemise
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- Col de veste
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- Coton Egyptien
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Depuis le 12ème millénaire avant JC, les égyptiens connaissent le coton, le cultivent et l’utilisent pour fabriquer des vêtements légers adaptés au climat chaud de la région.
La vallée du Nil dispose des conditions d’humidité et de richesse des sols propices à la croissance d’un coton d’une qualité exceptionnelle.
En effet, le coton égyptien a une longueur de fibre deux fois supérieure à celle des autres espèces. Les fils obtenus sont donc solides, brillants et doux. Ils sont également très absorbants et la teinture perdure ainsi mieux dans le temps que sur les autres catégories de coton.
- Cravate
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La cravate apparaît en France au XVIIème siècle, portée à l’origine par des soldats pour se protéger du froid. Elle va s’imposer en France puis en Europe pour remplacer les jabots de dentelle. Elle va suivre beaucoup de modes différentes avant de devenir le modèle que nous connaissons aujourd'hui.
Ornée de rubans et de dentelles sous Louis XIV, on lui ajoute un ruban noir entourant le cou et maintenant les cheveux derrière la tête à la fin du XVIIIème siècle. Au XIXème siècle, elle devient très bouffante en France et blanche avec des nœuds complexes en Angleterre. L’ancêtre de notre cravate actuelle, appelée « cravate Régate » naît peu de temps après, répondant à la difficulté de nouer ces accessoires.
- Passepoil
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C'est une petite bande de tissu pliée en deux sur sa longueur et découpée en biais pour être prise dans une couture. Utilisé pour des boutonnières ou des poches, le passepoil apporte une finition soignée.
- Peau lainée
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La laine de mouton, rasée ou naturelle, est conservée à l’intérieur du manteau, l’extérieur étant quant à lui poncé afin d’obtenir un aspect velours, ou huilé.
Les qualités de peau lainée dépendent du climat dans lequel vivent les agneaux. En effet, dans un climat chaud la peau sera mince et la laine sera plus fine, donc plus qualitative, tandis que dans un climat froid la laine sera plus épaisse.
- Pied de coq
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Désigne une armure (mode d’entrecroisement des fils), très similaire au pied de poule à la différence que son motif est de plus grande taille.
- Pied de poule
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Armure croisée, généralement noire et blanche, ce tissu évoque l’empreinte d’une patte de poule. Originaire d’Angleterre, le pied-de-poule avait été créé afin d’imiter le reflet d’une armure. Très en vogue dans les années 50, ce motif était particulièrement destiné aux vestes et tailleurs, mais aussi utilisé pour recouvrir des sièges de voiture. Encore aujourd’hui, ce tissu ne cesse d’être détourné et revisité dans les vestiaires féminins et masculins.
- Piqué
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Tissu de coton avec deux fils de chaine, l’un tendu l’autre souple, et deux fils de trame. La différence de tension des fils de chaine crée les reliefs spécifiques au piqué, pouvant prendre la forme de losanges, carrés ou points.
Ces reliefs confèrent également au piqué son moelleux et sa fraicheur.
- Poches
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- Pochette
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A l’origine la pochette a un usage d’hygiène assimilé à celui du mouchoir. On la retrouve dès l’antiquité égyptienne sous la forme de pièce de tissu de lin blanc puis durant la Grèce antique, ère pendant laquelle les plus fortunés parfument leur pochette et l’utilise pour se moucher.
Au XIVème siècle, la noblesse française a pour habitude de parfumer des petits carrés de soie afin de se prémunir des odeurs désagréables. L’utilisation du mouchoir devient courante à la fin du siècle, sous le règne de Richard II d’Angleterre qui en est un fervent usager.
Le costume deux pièces qui se développe au XIXème siècle change le mouchoir de place. Celui-ci passe de la poche du pantalon à celle de la veste mais ce n’est que durant les années 1920 que la pochette devient un simple accessoire de mode et perd son usage de mouchoir. Cary Grant et Gary Cooper en font, dans les années 50 et 60, un symbole d’élégance.
- Pointe de diamant
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Une pointe de diamant désigne une forme d’ornement reproduisant la forme pyramidale de la pointe d’un diamant taillé. Ce motif se retrouve aussi bien dans l’armure de certaines cravates que gravé sur des boutons de manchette ou des briquets.
- Popeline
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Créée par les tisserands d’Avignon pour le pape et initialement appelée « papeline », à son origine la popeline est un tissu dont le fil de trame est en laine et celui de chaine en soie. Le fil de laine étant plus épais que celui de soie, les fils de chaine étaient donc deux fois plus nombreux que ceux de trame.
A présent, les popelines sont essentiellement en coton mais il y a toujours deux fois plus de fils de chaine que de fils de trame.
La popeline, qui appartient à la famille des toiles et taffetas, a pour caractéristiques d’être absorbante, soyeuse et souple au toucher.
- Prince de Galles
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Le motif Prince de Galles est basé sur un jeu de carreaux et de lignes horizontales et verticales se croisant à intervalles réguliers, généralement dans des tons allant du blanc au gris foncé, sur un fond gris clair.
Ce tissu, conçu par Charles Redfem à la fin du XIXème siècle, doit son nom au « futur » Edouard VII, alors Prince de Galles, qui adopta ce tissu pour ses tenues de voyage.
- Saharienne
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A l’origine, il s’agit d’un vêtement entre chemise et veste. Caractérisée par un tissage en serge de coton très serré, 4 poches à soufflet, généralement ceinturé et de couleur sable, la saharienne était la veste utilisée par les officiers britanniques au XIXème siècle.
La saharienne sera revisitée par Ernest Hemingway dans les années 1930 à l’occasion de son safari en Afrique, puis par Yves Saint Laurent en 1966, qui l’élève au rang d’indispensable du vestiaire estival masculin.
- Serge
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Désigne une armure (mode d’entrecroisement des fils), dont le fil de trame passe sous 1, puis sur 2 ou 3 autres fils de chaîne en décalant d’un fil à chaque passage, ce qui lui donne un effet oblique. Cette armure unie dessine ainsi de légères rayures diagonales dans le tissu.
- Smoking
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Les deux termes « smoking » et « tuxedo » désignent le même vêtement, mais ils ont une origine différente.
Comme son nom l'indique, la veste de smoking désigne la veste d'intérieur que les gentlemen anglais ne portaient qu'au fumoir, afin que leurs habits ne soient pas imprégnés de l'odeur du tabac. Le fils du roi George V, le duc de Windsor, mit fin à cette galanterie en gardant sa veste de smoking pour recevoir ses invités à dîner.
Le smoking se compose d’une veste au boutonnage droit ou croisé et dotée d'un col châle ou cranté dont les revers sont en soie ou en satin, complété par un pantalon orné d'un galon, d'une chemise à plastron, d'un nœud papillon et d'une ceinture drapée. Après avoir été portée dans les casinos de Monte-Carlo, cette pièce vestimentaire a définitivement perdu sa fonction utilitaire pour devenir dès la fin du XIXème siècle un vêtement habillé.
Le tuxedo tire quant à lui son nom d'un club new-yorkais, le Tuxedo Club, auquel James Potter se rend en 1886 vêtu d'un veston à revers de satin brillant, bousculant alors les codes vestimentaires de l'époque. Cet Américain présenta sa veste comme une réplique de celle que les Britanniques portaient au fumoir, ce qui explique pourquoi "tuxedo" et "smoking" ont toujours été synonymes. Au cours du XIXème siècle, le tuxedo va s'imposer comme la tenue de cocktail ou de soirée et devenir l'emblème de James Bond.
- Soie
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Fibre textile d’origine animale, la soie est prélevée en filaments continus à partir du cocon d’une chenille, communément appelé « ver à soie ».
La soie est le seul « fil » naturel qui soit continu.
La soie peut être tissée et travaillée de différentes manières afin de faire varier son aspect.
- Soie grenadine
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La soie grenadine, tenant son nom de sa ville d’origine où elle fut créée au XVème siècle, est obtenue en tissant un fil lui-même composé de deux fils fortement tordus, ce qui permet de créer un tissu léger, présentant des reliefs et des nuances.
- Soie madder
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A l’origine la soie « madder » était une soie teinte avec un colorant naturel appelé « madder » en anglais, et garance en français.
Aujourd’hui, les teintures modernes permettent de reproduire le rendu d’une teinture madder, à savoir un effet velouté, mat et sombre atténuant les motifs ou tissages.
- Super 120’s, 130’s, 150’s...
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Il s’agit de labels de qualité déterminés par l’IWTO (International Wool Textile Organisation).
Plus le chiffre est élevé, plus le fil est fin. Le diamètre de chaque fibre d’une laine 100’s doit mesurer au maximum 18,75 microns. 18,25 microns pour du 110’s,
17,75 pour du 120’s etc.
Il suffit ensuite d’enlever 0,5 microns tous les 10s.